1er février 2020. Dégustation sur-mesure pour un groupe d’amis

Les copains d’abord ! Ou bien le vin ? qui de la poule ou de l’oeuf ? En fait, l’équipe est très soudée et partage le même intérêt pour les bonnes quilles et la bonne humeur. Alors, déguster, c’est avéré une vraie partie de plaisir ! Découverte de cépages et terroirs inconnus, de la rétro-olfaction, de la palette des aromes, de notions de vinification, d’élevage, décryptage d’étiquette,etc. Cerise sur le gâteau, ils ont appris à mettre des mots sur les émotions  olfactives et gustatives que le vin procure !

 

 

1-On démarre à l’iode avec un muscadet de Sèvres et Maine qui a oublié de vous gifler les gencives ! Un cépage « melon » issu de vieilles vignes et millésimé 2013 de Bruno l’ancien, un vigneron qui va jusqu’à élever certaines de ces cuvées pendant six ans sur lies ! Ce muscadet de gastronomie s’est révélé sur des crevettes roses au poivre de Timut accompagnées d’une salade de mâche nantaise légèrement pepsée par une douce vinaigrette à la clémentine. https://www.domaine-bruno-cormerais.com/

2-Le rouge est mis. En biodynamie et en provenance des côtes-du-Rhône. On est à Suze-la-Rousse où la syrah, cépage roi de la région, s’épanouit de manière hédoniste sous le soleil méridionnal en symbiose avec la nature. Douze mois d’élévage en fût pour cette cuvée Syraphaël 2013. Velours des tannins et profondeur d’une matière toute à  la fois aérienne et charnue… Ca passe bien, miam,  avec une fricassée de shitakés et quelques fines tranches de magrets de canard séchés au poivre. http://www.domainedujas.eu/

3-Granaxa ! Avec les « r » qui roulent et se déroulent sous la langue et les papilles. Un beau cépage languedocien, le grenache, travaillé en AB et millésimé 2012. Un vin d’altitude qui se permet la puissance et la fraîcheur. Du caractère dans la bouteille qui se plaît au contact d’une salade d’haricots rouges au piment d’espelette et chocolat noir aillé. Un jambon cru de Modène à la truffe libère ses effluves à l’approche du deuxième vin du domaine Coupe-Roses. Un « nature » 2017 sans sulfites ajoutés au nez de petits fruits rouges qui époustoufle et séduit d’emblée. Une cuvée gourmande et franche qui, cependant, ne permet pas d’évoquer la persistance aromatique en tournant un peu court après le milieu de bouche. https://chateau-coupe-roses.com/

4-Et si le comté nous était conté ! Un beau mariage qui nous emmène dans le Jura. En pays d’Arbois où le cépage savagnin est roi. Je propose une noble cuvée tradition  2012 en assemblage chardonnay/savagnin de la cave de la Reine Jeanne. Une salade pousses d’épinards, julienne de pommes granny et noix sait atténuer la puissance de ce vin et la force du comté. https://www.jura-tourism.com/produit-regional/cave-de-la-reine-jeanne/

5-Henri IV fut baptisé avec une goutte de Jurançon. On s’en délecte avec un roquefort, un pain d’épices citron- pistache (de chez Baramel), quelques abricots confits et une juteuse salade mangue-ananas. Le cépage gros-manseng de cette cuvée Marie-Louise 2016 en biodynamie s’exprime merveilleusement bien non pas sur la sucrosité mais  sur la nervosité, une belle acidité qui donne à ce vin passerillé un tonus bienvenu en fin de repas. https://www.hachette-vins.com/guide-vins/les-vins/ch-lapuyade-cuvee-marie-louise-2017/201721709/

Comme si notre tour de France du vignoble ne pouvait s’achever sur ces notes exotiques, on est reparti en champagne au domaine Bourgeois-Diaz, ne résistant pas à nous offrir un dernier pour la route, une coupette de l’amitié avec ce divin breuvage qui ne manque ni d’air ni d’heure : un champagne de la Marne en biodynamie (cépage meunier, pinot noir et chardonnay, zéro dosage ou brut nature) qui redistribue toutes les envies. https://www.vins-etonnants.com/